Artistes primés
Loewe Foundation Craft Prize 2020
Sungho Cho parmi les finalistes exposés au Musée des Arts Décoratifs
Invité par le Fonds de dotation Robert Mazlo pour l'art et le bijou contemporain à figurer au sein du premier volume de sa collection de livres, l'artiste-orfèvre et bijoutier Sungho Cho a participé à deux expositions organisées par la galerie et vient tout juste d’être nommée parmi les finalistes du prestigieux Loewe Foundation Craft Prize 2020 dont le prix sera remis au Musée des Arts Décoratifs (MAD) de Paris en mai 2021 à l’occasion de l’exposition des oeuvres des finalistes.

Né en 1975 à Cheongsong, en Corée, Sungho Cho est diplômé en art du métal et bijouterie de la Seoul National University. Entre 2006 et 2008, il part étudier à Florence au sein de la prestigieuse école Alchimia auprès de deux maîtres du bijou contemporain, Manfred Bischoff et David Bielander avant de compléter sa formation de 2008 à 2013 à l’Académie des Beaux-Arts de Munich, auprès d’Otto Kunzli. Il reçoit en 2013 le titre coréen du Meilleur Bijoutier de l'année et ses oeuvres figurent régulièrement au sein d'expositions en Europe et aux USA. Ses oeuvres sont présentes dans de nombreuses collections permanentes de musées internationaux tels que le Stedelijk Museum (Amsterdam), le Museum of Contemporary Craft (Portland, USA), The Chiwoo Craft Museum (Corée) et la Alice and Louis Koch Collection (Bâle, Suisse).
Entre abstraction et figuration, les oeuvres de Sungho Cho se signalent par leur humour et leur charge discrètement subversive. L'artiste mèle avec brio un travail du métal à la fois élégant et sophistiqué et l'emploi décomplexé de matériaux pauvres comme le bois et les plastiques recyclés. Cette association improbable est mise au service d'un propos souvent grave et d'une vision sans complaisance du monde qui l'entoure. Depuis quelques années, il poursuit une réflexion sur la relativité des valeurs financières et monétaires en utilisant des cartes de crédit et de membres qui matérialisent la vacuité des valeurs contemporaines et la disparition programmée de notre libre-arbitre.











